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 rise [r]

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MessageSujet: rise [r]   Ven 15 Juin - 13:37

{ camila x mac }

Quatre vingt quinze foutus degrés Fahrenheit à l’ombre depuis quarante huit heures et, le proprio rapiat du restaurant refuse de mettre la climatisation en marche ; son investissement passe clairement dans des nouilles de qualités médiocres et la BMW dernier cri qu’il conduit, se pavanant inlassablement avec dans le quartier , l’air de rouler sur l’or plutôt que sur les jantes.
Le personnel, en tout cas, meurt de chaud – Mac en est à sa deuxième bouteille powerade consécutive et comate littéralement derrière les piles d’assiettes sales qu’il est censé laver en un temps record. Le chef cuistot sue à grosses gouttes sur les sautés de porc à l’aigre doux, assaisonnant les plats d’une touche de liquide corporel – surement ce qui donne ce goût si unique, prisé par les touristes inconscients.
L’adolescent ricane en se passant une main sur le visage, l’eau perle le long de ses pommettes et – l’espace de quelques risibles secondes – il se demande si l’enfer ressemble à ça : la cuisine pas vraiment aux normes sanitaires d’un boui-boui perdu en pleine mellah californienne.
Bao – le fils du patron slash ‘petit prince’ - piaille depuis dix minutes des paroles en mandarin : dans un décor pareil, Day est au bord de l’apoplexie. Et c’est évidemment sans compter la relève qui a dix sept minutes de retard. (…) « Tu sais que je fais la plonge dans un restau’ chinois deux fois par semaine quand je ne suis pas ici à te tenir la queue » - sans préambule, Mac attaque directement, mandibule accrochée à la jugulaire de son collègue, alors qu’il referme d’un claquement rageur la porte de son casier, il réajuste le tablier autour de son bassin ; l’uniforme  vise la destruction massive de toute estime de soi songe pour la millionième fois le grand brun qui déploie des trésors de détermination pour ne pas faire marche arrière, emprunter la porte menant à ces vestiaires, jetant le tablier et la charge de travail supplémentaire, pour aller glander avec l’un de ses potes. Il faut qu’il trouve un moyen de compléter la somme nécessaire à son prochain stage de football, avant qu’il ne ruine définitivement ses parents et ses chances d’y participer, dans la foulée. Il peut se montrer assez doué dans le domaine négligé du « chaos », de la « panne », des « problèmes intempestifs » (plutôt quaterback/capitaine de ce sport là), au grand désarroi de sa mère qui l’imagine déjà lui payer une retraite anticipée à l’aide de ses premiers cachets.
Je déteste viscéralement cet endroit – l’exacte pensée qu’il formule, reformule et qui , vu le nombre de fois qu’il l’a eu, mériterait d’être inscrite sur son épitaphe.
Ce serait plutôt adéquat, on y lirait un merveilleux « ci-gît Macgregor ‘Number 42’ Day ; je déteste viscéralement cet endroit, fils, frère, joueur de football américain ».
Ce serait surtout pathétique ; il balaie la salle du regard, torchon emprisonné entre les mains, prêt à nettoyer après les autres. Une succession de tâches à effectuer avec le sourire, comme le lui a si bien rappelé son manager, pas plus tard que la semaine dernière.
On présuppose qu’il est censé se réjouir d’être considéré comme le plancton du coin ; qu’il devrait alors aborder la tâche de ketchup en forme de main de la taille du glorieux Texas maculant le mur en effectuant simultanément un numéro de claquettes.
Son regard se pose sur l’illustre queue de cheval de @Camila Reyes, qui se balance au rythme de ses minauderies, la séance de badinage bat son plein et tout de suite Mac se sent moins engoncé dans un rôle qui ne lui va pas du tout.
Il s’avance dans la direction du duetto et se plante à quelques mètres, bras croisés sur son torse. « Toi, t’as pas le temps » siffle-t-il, poursuivant d’un ton taquin : « on t’laisse dix minutes sans surveillance et t’es déjà sur ta prochaine cible, alors que la carcasse de la précédente est à peine entamée ». Dans une autre dimension, cela pourrait faire office de salutations.


Dernière édition par Macgregor Day le Dim 17 Juin - 21:19, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: rise [r]   Sam 16 Juin - 8:23

Trois minutes. C’est le temps de répit que tu te laisses à la salle de bain, de toute façon le patron ne te laissera jamais plus longtemps. Une minute, c’est tout ce qu’il te faut pour t’asperger le visage d’eau froide, au diable ton maquillage. Avec la chaleur, il est déjà ruiné depuis longtemps. Au contact de l’eau froide, tu soupires de soulagement. Tu t’éponges ensuite la figure avec le papier à main rugueux du distributeur, remets un peu de rouge à lèvres pour la forme, et t’as déjà chaud à nouveau. Désespérée, tu prends les deux minutes qu’il te reste pour t’asseoir, tête entre les mains, paupières closes. T’es tellement fatiguée que ça te semble le paradis, même si le couvercle de la toilette est franchement inconfortable. Même si tu transpires alors que t’es immobile. Même si dans le background tu entends le grésillement des légumes sur la poêle, les couteaux qui frappent sur la planche, les bavardages anglais et mandarin qui s’entrechoquent, la radio qui diffuse une chanson pourrie. Le paradis. Un paradis beaucoup trop court, parce que déjà tes deux minutes sont terminées. Tu te relèves, tes jambes te semblant encore plus endolories qu’auparavant. Tu grimaces de douleur, te demandant à quel point cette « pause » a été bénéfique puisque tu prends encore plus conscience de ta fatigue. Tu soupires en refaisant ta queue de cheval, faut que tu penses à l’argent. L’argent pour t’accrocher. Tu penses au sourire de ta sœur quand elle aura enfin de nouvelles chaussures. Tu penses au bisou que ta mère te donnera sur le front quand tu lui tendras ta paye. Tu penses à ton uniforme de cheerleading qui commence à être franchement usé. Ces pensées te motivent à nouveau et déterminée, tu ouvres la porte de la toilette. La chaleur t’assaillit d’un coup à nouveau, pire que ce dont quoi tu te rappelais. Tu suffoques et ta motivation flanche d’un coup, mais tu croises le regard du patron. L’argent. Tu prends une grande respiration et d’un pas assuré, tu prends les plats des clients de la table 2 et scotches un énorme sourire à ton visage, comme si travailler aujourd’hui était la meilleure chose qui ait pu t’arriver. Tu sers tes clients, avec un sourire un peu plus appuyé pour monsieur, juste assez pour qu’il se pose des questions, et leur souhaite un bon appétit. Tu ressers de l’eau à la table voisine, puis voyant que tout semble sous contrôle dans ta section, tu t’éclipses pour aussitôt te diriger papoter avec un collègue que t’aimes bien. Enfin, t’aimes surtout lui parler. T’as vraiment une grande gueule et tu en as tout à fait conscience, mais le patron est parti tu ne sais trop où alors t’en profites. Tu entends alors une voix familière que tu reconnais aussitôt, sans même avoir à te retourner. Macgregor Day. T’es surprise de le voir, tu ne pensais pas que vous travailleriez en même temps aujourd’hui, mais c’est une agréable surprise, tu ne peux t’empêcher de déjà aborder un sourire.

« Jaloux ? » Tu lui réponds, innocemment, ou peut-être pas tant que ça, sourire moqueur et haussements de sourcils suggestifs. Tu sais qu’en plus, il n’a pas totalement tord. Le collègue avec qui tu parlais auparavant s’éclipse pour servir ses clients, ce qui te laisses seule avec Mac. « Que veux-tu, on dit que la chaleur est favorable aux charognards. » Tu hausses les épaules, comme si c’était pas de ta faute. T’as certainement pas appris cette information au lycée. C’est ton frère, il est en phase documentaire d’animaux sur animal planet et à force d’entendre la télévision braillé à travers les murs de la maison, tu as bien fini par retenir un ou deux trucs. C’est toujours mieux que d’avoir des comptines pour enfant coincées dans la tête, et ça te permet d’avoir l’air nerdy pour une fois. « Toi en revanche, je sais même pas ce que tu fous encore ici.» Tu secoues la tête en signe de désapprobation, même si au fond t’es vraiment contente qu’il soit encore là.
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MessageSujet: Re: rise [r]   Dim 17 Juin - 21:28

{ camila x mac }

La jalousie, ce sentiment que l’on peut ni expliquer, ni raisonner cite en pensée Mac qui, théatral au possible, lève ostensiblement les yeux au ciel : qu’est-ce qu’il ne faudrait pas entendre comme connerie. De quoi serait-il jaloux ? De qui ?
Et surtout, pourquoi ?
Le ton est railleur mais, s’il n’était pas aussi obnubilé par ses propres questionnements intérieurs, peut-être décèlerait-il la matière qui pourrait donner – dans des circonstances moins absconses – quelque chose d’un ordre qu’il préfère taire. Il observe silencieusement le départ du collègue, soupirant éconduit par une présence plus solaire que la sienne, retournant au dur labeur. L’adolescent pourrait crier victoire et, cette instance territoriale sur laquelle il peine à coller une étiquette semble se réjouir du spectacle. La risette qui lui bouffe la moitié du faciès : preuve irréfutable, joue les prolongations d’un match dont il contrôle toutes les tactiques.« Le milieu est effectivement vachement optimal pour l’expansion maximale de cette sorte de vermine » - il parle de science avec l’aisance d’un savant impliqué, la vérité ressemble vaguement à ce qui passe à travers des mots dont il ne maîtrise pourtant pas le sens ; il n’a jamais considéré Camila comme un charognard, pas plus qu’il ne l’est mais dans la fange dans laquelle ils ont grandi – et encore, relative est la survie – se genre de comportement constitue une norme. Sauter d’une cible à l’autre, pratiquement monnaie courante ; une façon de défier un quotidien qui parfois peut se montrer particulièrement sadique.
Malgré des caractères acquis à force d’évoluer dans des milieux plutôt similaires – tout en étant profondément différents, ce qui rend les choses plus implexes – la sélection naturelle semble avoir laissé quelques coquilles ; « Y’a ceux qui ont le choix et ceux qu’on fout au pied du mur » - lance-t-il, désignant d’un mouvement ample des bras l’espace qui les entoure, ce coin désolé qui dévore pas mal de leur temps, de leur énergie, de cette jeunesse dont ils devraient en théorie profiter en s’abrutissant de mantra complètement rococos. Ils ne devraient vivre que de ‘carpe diem’ - vivre leur vie en espérant l’user jusqu’à la dernière maudite corde, au jour le jour.
Mais tout ce qu’ils semblent connaître c’est le fameux Been there, done that. Et c’est exactement le message qu’ils échangent oculairement.
Il y a des moments ponctuels où il se dit qu’ils se comprennent ; que la complicité qui existe entre eux – et qui se manifeste de bien étrange manière – pourrait résister aux imtempérances et autres coups de putes qui prennent vie à Santa Barbara High, SBH ou ce que certains n’osent pas nommer purgatoire.
Car Dieu seul sait que la route est longue avant d’obtenir un ticket de bus spirituel, direction n’importe-où-ailleurs-que-cet-endroit-sordide. « Bao traîne encore dans les cuisines » - signale-t-il, des fois que la brunette veuille  dragouiller davantage l’espèce de con qui n’arrête pas de lui lancer des œillades au lieu – clairement – de se focaliser sur ce pour quoi il est vraisemblablement payé. Il se dirige , d’un pas nonchalant, vers ladite tâche en forme de Texas et entreprend de la faire disparaître d’un mouvement suintant l’expérience, le condiment séché ne semble pas être du même avis que lui. Il pousse un juron et poursuit l’effort, ‘je déteste viscéralement cet endroit’ martelant chacune de ses pensées pour en former les principales règles de grammaire.
Putain de merde.
« C’est la quatrième ou cinquième fois que Lélé nous laisse en plan ? J’me souviens plus mais la prochaine fois que je croise sa sale trogne, je lui mets une baffe dans la bouche » - ce n'est pas son genre de poser la main sur une fille - des reliquats de valeurs un brin sexistes - mais il parait qu'il ne faut jamais dire jamais.
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MessageSujet: Re: rise [r]   Mar 19 Juin - 0:05

« T’es en train de me traiter de vermine ? » Que tu dis en croisant les bras, l’air faussement outré comme la drama-queen que tu es. « C’est pas ce que Bao pense en tout cas. » Tu le dis avec légèreté, toujours joueuse. Tu n’as pas vraiment réfléchi, à vrai dire tu ne penses jamais avant de parler, toujours après. Et pour le coup, tu te demandes pourquoi t’as dit ça. Pourquoi t’as dit ça alors qu’il vient tout juste de lever les yeux au ciel quand tu l’as traité de jaloux pour blaguer. Tu te surprends à te demander si c’est pas ce que tu veux au fond, le rendre jaloux, même si tu ne sais pas de quoi. Cette pensée te rend mal à l’aise, comme si tes tripes se serraient, et tu préfères la chasser de ton esprit, comme tu le fais à chaque fois qu’une situation délicate approche. Tu préfères te rappeler que tu flirtes avec un peu tout le monde, ça t’amuse, même si ça porte souvent à confusion. T’es comme ça et voilà tout. Voilà tout. Tu continues la conversation comme si de rien n’était, lui demandant ce qu’il fout encore ici, ce à quoi il te répond qu’il n’a pas vraiment le choix, et vous échangez un regard entendu. Si un choix vous aviez, tu paris qu’il aurait pris ses jambes à son coup depuis longtemps. Et toi, tu serais à des kilomètres d’ici, à l’air climatisé dans un centre commercial, ou sur une plage, pourquoi pas. Tu serais avec des copines, à parler de tout et de rien, à rire, à… Avant de te mettre à rêvasser plus longtemps, tu te reprends et focuses tes pensées sur le présent. Tu as encore plusieurs heures à passer dans ce fourneau, et ça, rien ne pourra y changer. Tu pourrais t’enfuir oui, mais alors ta mère n’aurait pas de quoi faire subvenir à ta famille. L’argent, ça ne pousse pas dans les arbres, tu l’as appris bien trop tôt. Mac te signales que le fameux Bao est encore dans les cuisines. N’importe quel autre employé te l’aurait dit et tu aurais filé tout droit, ce type est plein aux as, ou du moins c’est l’impression que tu en as, et ça ne fait jamais de mal d’avoir un contact privilégié avec le fils du patron. T’es une intéressée Camila, toujours à rechercher ce que tu peux tirer de tes relations, et ça s’amplifie lorsque tu rentres dans ce restaurant. Tu vis déjà avec assez de problèmes que tu n’aurais même pas si t’étais un mec, il faut bien savoir tirer avantage de ta féminité. Pourtant, là tout de suite, t’as même pas envie d’aller le voir pour parler de sujets ennuyants et faire semblant de le trouver drôle. À vrai dire il n’y a qu’une seule personne avec qui tu as envie de parler en ce moment, et elle s’affaire à nettoyer avec haine une énorme tâche de ketchup sur le mur sous ton regard amusé, et dégouté à la fois.

« Tu nous fais pas un beau p’tit sourire avec ça ? » Tu as entendu le patron l’avertir la semaine dernière qu’il devait sourire davantage et depuis tu ne cesses de le lui rappeler. En apparence c’est de lui que tu sembles te moquer, au fond c’est réellement du patron, tu trouves certaines de ses idées franchement stupides. Tu ne penses pas vraiment que les clients s’apercevront ou en auront quelque chose à faire s’il sourit en passant la serpillière ou non. Parlant des dits clients, tu t’affaires à aller t’occuper d’eux, servant plus d’eau dans les verres qui se boivent à la vitesse de la lumière sous cette chaleur et prenant en notes les commandes de ceux venant d’arriver, toujours un énorme sourire sur le visage, ce n’est pas une chose avec laquelle tu as de la difficulté, et tu fais la conversation, t’es une vraie pie alors d’une certaine façon c’est pour le pourboire, d’une autre tu aurais fait pareil même sans. Une fois la situation sous contrôle à nouveau, et la tâche disparue, tu rejoins Mac qui se plaint avec violence de Lélé qui déserte ses responsabilités un peu trop souvent. Si son attitude ne t’affecte pas personnellement, elle t’ennuie quand même et tu ne comprends même pas qu’on ne l’ait pas encore mis dehors.

« Si t’as besoin d’aide pour cette baffe tu me l’dis hein. » Ta proposition est puérile, surtout parce que tu ne doutes pas que s’il était vraiment sérieux, ce que tu prends pour acquis qu’il n’est pas, il te choisirait sans doute en dernier pour l’aider. En vrai, des deux t’es la plus susceptible de lui demander de l’aide pour ce genre de chose. La violence physique, c’est pas tellement ton truc, mais t’aimes bien prétendre que t’es une vraie dure à cuire. « J’connais une ou deux techniques de combats. Grâce à moi tu pourrais devenir aussi bon que Rocky. » T’en ajoute une couche en frappant avec tes poings dans le vide, préférant atténuer sa rage en déconnant que l’alimenter en avouant que Lélé te fait bien chier toi aussi, et que t'aimerais bien que le patron la renvoie.
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MessageSujet: Re: rise [r]   Mar 19 Juin - 11:47

{ camila x mac }

Il sourit assez ;
il ne le fait que lorsque la situation s’y prête. Est-ce que récurer un mur dans le but de décimer une tâche de la couleur du sang fait partie d’une situation nécessitant l’apparition calculée d’un sourire ?
Mac est certain qu’au bord des négriers, les espèces de chauvinistes armés de fouets exigeaient surement de leur « marchandise » d’afficher des visages plus amènes ; l'esclavagisme moderne dont il n’est que la victime numéro n ne semble pas avoir autant d’importance (pas autant d’impact sur cette société qui en définit les  règles et, l’idée même qu’il puisse se comparer aux esclaves africains pourrait surement offusquer les principaux concernés qui n’hésiteraient pas à lui servir de vifs argumentaires).
Il lance un regard par dessus son épaule à la brunette qui , elle, sourit de toutes ses dents qui partent de traviole et qui lui donnerait – presque, il ne faut pas déconner – envie d’en esquisser un. C’est vrai qu’elle a le sourire contagieux, la latina.
Le travail, ce n’est pas ce qui manque ; et il serait difficile pour l’adolescent de comprendre exactement les subtilités qui se glissent avec aisance entre chaque signification, car qu’est-ce que le travail ? Qu’est-ce que la corvée ? Qu’est-ce que la punition ? Les limites deviennent de plus en plus floues à mesure que le condiment s’efface, passant d’une tâche marquée, à un smear brouillon, laissant place progressivement à la couleur de la fresque asiatique d’origine.
« Tu n’aurais pas peur d’écailler ton précieux verni à ongles ? » - déjà qu’il a bien remarqué son petit jeu d’évitement, une stratégie impliquant qu’il soit toujours celui qui mette les mains dans la réelle crasse tandis que ses qualités diplomatiques lui permettent de noter avec une précision géniale les commandes des clients qui finissent  toujours par lui laisser un pourboire généreux. « Toi ? T’es une crevette, t’arriverais même pas à soulever un kilo de fonte » - il s’avance vers elle, offre ses paumes en punching bag et la démonstration approximative lui permet de confirmer , sans le moindre doute possible, les dires qu’il vient d’avancer ; là, lorsqu’il s’esclaffe, lorsque le son rauque et masculin éclate dans l’air, personne ne pourrait contester  sa sincérité.
Merci, Camila. « C’est vrai que je ne t’ai jamais vu en pleine action, permets-moi d’être sceptique ; le jour où tu auras l’intention de crêper le chignon d’une bitch, n’hésite pas à m’envoyer un texto. Je m’occuperais d’amener les supporters » - il est à peu près sûr que les yaks se feraient un plaisir de débarquer et d’occuper des mètres de terrain face à la perspective d’une excitation facile. Et quoi de mieux qu’une nana hystérique engagée dans un simulacre de combat de boxe  (où uppercut et undercut seraient clairement remplacés par un jeu de griffes acérées). La table 3 se libère et Mac, panthère furtive, s’élance pour nettoyer et ramasser les restes ; il y pioche un nem intact et le fourre dans sa bouche. Pas la peine de suer, s’il n’a ‘concrètement’ pas le droit de faire ça, ‘concrètement’ Bao n’a pas le droit de draguer de la minette mineure non plus , et cela ne l’empêche pas de loucher  à chaque fois qu’il croise le cul bien rebondi de la senorita Reyes. Alors, s’il doit sourire, Bao devrait garder ses yeux perv’ à hauteur de regard, histoire de s’éviter un séjour tout confort dans une cellule en compagnie d’un Jeff ou d’un Boone. (…) «J’ai les nerfs et c’est l’heure de la pause ; on va s’en griller une ? » - demande-t-il, désignant d’un mouvement du menton la porte menant à l’arrière de la bâtisse, pour s’y rendre, il faudrait qu’ils traversent les vapeurs des cuisines et n’est pas certain que cela enchante Miss-Brushing-Brésilien dont la queue de cheval commence clairement à baver.  


Dernière édition par Macgregor Day le Mer 20 Juin - 13:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: rise [r]   Mer 20 Juin - 7:08

Si tu n’avais pas peur pour ton vernis ? Honnêtement, oui. Superficielle ? Peut-être un peu. Beaucoup en fait, mais pour ta défense c’est pas du vernis normal. T’étais allée te faire une manicure avec des amies dans un salon. Un vrai luxe dans ta situation, mais clairement t’as pas les priorités à la bonne place, et clairement tu sais pas comment gérer ton argent. La part que ta mère te laisse  s’envole vraiment trop vite. « Justement, je serais prête à les abimer juste pour t’aider, tu te rends compte là j’espère ? » Petite déclaration d’amitié, parce que peut-être pas au lycée, mais dès que tu franchis le seuil de ce restaurant, tu as l’impression de connaitre Mac depuis toujours, que c’est quelqu’un avec qui tu traines en dehors et manges à la cafétéria. Mais non. C’est à peine si tu croises son regard. Tu te dis que ça serait bizarre, tu l’associes trop à cet endroit. Comme si le lycée et le travail étaient deux sphères, deux univers parallèles totalement différents.

Tu insinues que tu pourrais faire de lui un expert en combat, ce à quoi il ricane, et avec raison. Tu frappes un peu n’importe où, n’importe comment. Ton truc, c’est plutôt la violence psychologique. Tellement plus efficace, et surtout moins salissant. « Cette bitch je la mettrais K.O en deux secondes, t’aurais tout un show avec tes potes. » Que tu réponds, même si ton air confiant est clairement fake. Dans une bagarre, tu ne te laisserais pas faire facilement, mais devant une fille plus expérimentée, genre Coppelia, ce serait toi la KO en deux secondes. Tu préfères ne pas y penser. Tu prends une nouvelle commande, et une fois fini tu te penches juste assez en ramassant les menus pour montrer ton décolleté, mais pas trop, pour que ça ait l’air innocent. Comme si de rien, tu repars vers l’écran qui te permets d’entrer la commande, sourire satisfait en voyant qu’on semble parler de toi. Tu ressens toujours un boost en voyant que tu plais, parce qu’à une autre époque, t’aurais jamais cru que c’était possible. La cruche remplie d’eau à nouveau, tu ressers les verres tout en te pliant aux exigences des clients. Pas le bon plat ? Désolé, tu vas rectifier la situation. Plus de napkins ? Pas de problème. Du sel ? Une minute et tu l’apportes. Mine de rien, ta bonne humeur commence à s’estomper et ton sourire se fait de plus en plus figé. Tu commences à en avoir franchement marre. C’est justement à ce moment que Mac te propose une pause. Une cigarette oui, juste une, c’est tout ce dont tu as besoin pour calmer tes nerfs à vif. Tu acceptes, soulagée de cette intervention, et tu avertis rapidement une collègue pour qu’elle puisse prendre la relève. Tu gémis en voyant qu’il vous faudra passer par la cuisine. Si le restaurant est un fourneau, la cuisine est les flammes. Tu ouvres théâtralement la porte, comme si de l’autre côté se trouvait un monstre à trois têtes, et t’engouffres courageusement à l’intérieur. Tu marches d’un pas rapide vers la sortie, clin d’oeil au passage vers Bao ce qui te fait ricaner la seconde où il ne te voit plus, et enfin, l’extérieur. Tu prends une profonde inspiration, c’est un peu mieux qu’à l’intérieur, ironiquement. Tu fouilles dans ton tablier, puis dans tes poches. Briquet ? Check. Cigarette ? Tu ouvres ton paquet et... vide. « J’ten piques une ok, prochaine fois c’est moi qui fournis.» Tu n’attends même pas sa réponse avant de piocher dans son paquet, parce que tu sais qu’il va râler. Tu oublies tes propres cigarettes trop souvent, et malgré tes promesses, rembourses rarement. Tout ce que tu veux là, c’est te tuer les poumons en échange d’un effet calmant. Et ça marche. Déjà tu soupires de soulagement, la tête appuyée sur le mur.

« Ma mère a un horaire de merde cette semaine, du coup c’est moi qui dois amener les p’tits au jardin d’enfants.» À force, même s’il ne connait pas tous les détails, Mac en connait assez sur ta vie pour comprendre, et tu sais pas trop pourquoi tu te confies à lui ainsi, à vrai dire surement qu’il s’en fout, mais tu continues quand même. « J’arrive tout le temps en retard à cause de ça, Ray le p’tit con m’a collé une retenue demain, fait chier. » Nouvelle bouffée de cigarette. Comme à chaque fois que tu deviens un brin sérieuse avec lui, tu ne sais jamais comment il va réagir. Tu sais seulement que t’avais envie de lui dire.
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MessageSujet: Re: rise [r]   Mer 20 Juin - 14:41

{ camila x mac }

La cigarette, il la consomme parfois lorsque le stress culmine et menace de le faire sortir de ses gonds (la moindre remarque, la moindre oscillation météorologique pourrait foutre en l’air l’apparente maîtrise de ses ressentis).
Il a commencé comme une invit’ lancée pour lui offrir une place de choix dans un groupe particulier – il a accepté de donner une chance au mélange goudronné, accordant au risque une place de choix dans ses poumons, en se donnant du « advienne que pourra ».
Puis, c’est progressivement devenue une arme, une invocation, un genre de compagne qui lénifie les doutes, les trémulations au bout des doigts, les questionnements en tout genre. Trop tard, le sportif fout en l’air une partie de sa capacité à respirer, à performer, par le simple allumage d’une longiligne, par l’inspiration de sa fumée, par la récidive. //
Elle pioche dans son paquet et , il ne se prend pas la tête, elle le fait toujours et jamais elle ne rembourse ou ne se décide à lui rendre la pareille.
C’est du Camila Reyes tout craché – s’attendre à ce que le changement s’interpose serait se plier à l’espoir (et, l’espoir, ça fait un bail que le brun n’en a plus). « Chaud » crache-t-il, avant de coincer le bâtonnet entre ses lèvres, faisant jouer son briquet pour l’allumer. Il connaît ces galères, avec une petite sœur de cinq ans, qu’il se retrouve à baby-sitter parce que les Day ne sont clairement pas assez friqués, stupides ou – insérez l’adjectif de votre choix – pour engager une tierce personne, alors qu’ils ont pondu trois autres mouflets parfaitement capables de s’occuper de la petite dernière sans attenter à sa précieuse petite vie – évidemment, Mac morfle immanquablement tandis que les deux autres invoquent des excuses inacceptables type « mais maman, j’ai laissé crever le poisson rouge, tu t’en rends compte ? ! ».
Il prend une longue taf et expire la fumée en la sifflant vers le haut, automatisme censé préserver la santé de son entourage, désuet et parfaitement inutile à cet instant là alors que sa partenaire de crime s’élance dans le même bordel ;
comme ils sont mignons, à former ce duo ridicule d’inconscients dont la seule action d’ordre contestataire s’exprime par la fumette. Ils pourraient clairement meubler leur temps – tout en protégeant leur corps – en s’engageant dans des activités plus saines – m’enfin, ils font du sport, que leur demander de plus ? Il hausse les épaules, l’habitude surement d’entendre les jérémiades de ses petits camarades, toujours promptes à mettre en exergue les failles d’un système qui selon toute vraisemblance ne leur veut que du mal, « pourquoi ceci, pourquoi cela, pourquoi la vie est si dure », « pourquoi je suis encore collée ? » nia nia nia, et pourquoi la mort ? Pourquoi le ciel est bleu et pas jaune ou vert ? « Au moins ça t’obligera à faire tes devoirs » - pas sûr qu’elle le fasse, il admet que la seule chose à laquelle il pense lorsqu’il se retrouve dans son cas, c’est être ailleurs que dans la salle de détention, à grattouiller un papier pour répondre aux attentes de ses professeurs.
Il finit toujours par converser – de tout et plutôt de rien – en compagnie d’un collègue d’infortune, racontant des exploits fleur de nave à tout va, en essayant de se donner tous les airs, surtout l’air de n’en avoir strictement rien à cirer, super édifiant les heures de colles, si ça n’avait pas déjà été inventé, il se chargerait de le faire. « Dis-toi qu’y a toujours pire » - Marty Day lui a appris à se dire qu’il y a toujours mieux, pour mieux lui mettre la pression.
Ce qui n’arrange jamais les choses. « Regarde-moi, par exemple, obligé de me doucher au lycée pour ne pas me choper une pneumonie chez moi »- clignement de sourcils, sourire à l'appui, Macgregor Day qui tente , lamentablement, de se remonter le moral.
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MessageSujet: Re: rise [r]   Mer 20 Juin - 21:22

Inspire, expire, tu te sens tout de suite mieux, plus détendue. Tu fous peut-être ta santé en l’air, mais au moins ça te permet de relaxer. En plus dans ta tête, les problèmes de santé ne sont qu’un mythe, tu es encore jeune, rien ne peut te toucher. Il y eu un temps où tu n’avais pas besoin de fumer autant pour tenir le coup, mais ça c’était avant que ton père soit obligé de partir pour le Salvador, vous laissant encore plus démunis que vous ne l’étiez déjà. Ta mère hurlerait surement en te voyant, elle t’a souvent martelé le cerveau des effets néfastes de tout ce que les ados aiment bien consommer, elle en voit assez passer à l’hôpital et elle t’a déjà confié qu’elle s’imagine parfois que c’est toi. Pourtant si à une époque ses sermons ont marchés, ça fait quelques années que tu as arrêté de les prendre au sérieux, même si devant elle tu hoches toujours gentiment de la tête. Tu grimaces lorsque Mac mentionne tes devoirs que tu pourrais avancer en retenue, te rappelant la pile qui t’attends chez toi alors que tu rentreras crevée, avec pour seule envie une douche froide et t’écraser dans ton lit. Ce que tu ferras sans aucun doute. C’est vrai que ça t’y obligerait, il n’a pas tort. Tu te promets d’essayer, s’il n’y a personne d’intéressant avec qui parler dans le dos du surveillant.

Évidemment, il y avait pire comme situation, sauf que tu as un peu de mal à te projeter, trop prise dans tes petits déboires pour trouver quelque chose qui pourrait être pire. Il t’évite cet effort, admettant qu’il se douche au lycée, faute d’eau chaude chez lui. C'est con, mais ça te fait sourire comme une idiote. Tu abordes maintenant un énorme sourire, ironique pour la situation. T’es simplement soulagée de te faire rappeler que tu n’es pas la seule avec des problèmes financiers, même si ça, tu aurais pu te le rappeler seule bien plus tôt. La majorité des élèves du lycée vivent aussi leurs petites misères, mais tu as souvent tendance à l’oublier, à force de trainer avec des filles venant de familles aisées. Tu en viens à te dire que t’es la seule à acheter usagé, à traquer les fausses marques... Ou encore à parfois manquer d’eau chaude. « Parce que tu prends des douches ? » Tu abordes un air faussement étonné, même si pour le coup vous semblez tous les deux ne pas en avoir pris depuis des jours, faute à la chaleur écrasante. « Remarque, je préférais ça qu’avoir à m’occuper des morveux. » Tu as peut-être parlé un peu vite, parce que tu viens de réellement t’imaginer à quoi ça doit ressembler, et ton côté princesse l’emporte. « Euh non, en fait laisse tomber. Prendre ses douches au lycée, ça craint. » Et tu éclates de rire, pas pour être méchante, juste parce qu’il vit les même galères que toi. Parce que tu réalises, pour une énième fois, que vous vous ressemblez plus que tu ne le penses.

« N’empêche, les gens dans le bus pensent que ce sont mes gosses. » Tu parles de tes plus jeunes frère et sœur, de 5 et 3 ans respectivement. On pourrait croire que tu les détestes, même si c’est tout le contraire. Tu n’aimes simplement pas jouer à la baby-sitter où à la maman avec eux. « Putain j’ai l’air d’une mère de deux enfants ?! » Offensée, tu tires à nouveau longtemps sur ta cigarette avant de tourner le visage pour expirer la fumée. Ce que tu gardes pour toi, c’est que jusqu’à un certain degré les regards choqués ou remplis de pitié t’amusent, tu aimes semer la controverse, mais seulement jusqu'à un certain degré. Parfois ça devient gênant, sans parler de quand tu croises quelqu'un du lycée. « Ça t’arrives jamais à toi ? »
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MessageSujet: Re: rise [r]   Sam 30 Juin - 11:40

{ camila x mac }

Ha,ha, ha.
Il coince sa cigarette entre ses lèvres et esquisse une révérence tel un baladin des temps modernes.
« Tu devrais t’introduire dans les vestiaires pour mecs un de ces quatres, ce serait très instructif » - clin d’oeil à l’appui, bien qu’il ne souhaite à aucune gonzesse d’avoir le déplaisir d’y faire une halte, elle se risquerait à se sentir comme un bon morceau de viande (la pièce du chef) balancée proprement dans un lac bourré de piranhas affamés pendant plusieurs jours.
Elle finirait par en sortir, pas dit qu’elle le fasse indemne, riche d’une expérience traumatisante, grande gagnante d’une place de choix sur le divan d’un psy. « Les préjugés » s’entend-t-il rétorquer, sourire aux lèvres.
Les asiatiques sont forts en maths.
Les black ne vieillissent pas.
Les italiens sont tous des mafieux.
Les latinos, des sans papiers versant dans le commerce de drogues.
Macgregor, descendant d’un fuyard, american honey de bon stock, vivant un peu au dessus du seuil de pauvreté, pas très middle class, plutôt survivor, ‘pourrait se présenter à l’émission éponyme, il aurait ses chances.
« Jamais, la société préfère blâmer les meufs, ça a toujours été le cas et, ça le sera longtemps avec les vieux old school qui continuent de diffuser leurs paroles haineuses » - il se demande à quoi ressemblerait sa vie s’il avait déjà un môme, en sus de toutes les responsabilités qu’il doit se traîner à chaque fois qu’il se lève le matin sur toute la longueur d’une journée ? Probablement à une émission minable comme celles qui passent sur le câble et suivent une pauvre ado depuis l’annonce de sa grossesse jusqu’à son accouchement ; le gamin finit immanquablement par hériter d’un prénom de millénial impossible à prononcer tellement les consonances défient tout ce qui est humainement imaginable.
« Tu es une chicana et t’as « pauvre » quasiment marqué sur ton front. Les gens se disent : oh, tiens, encore une immigrante incapable d’investir dans une boîte de préservatifs, tiens, encore un énième gosse qui finira sa vie entre les quatre murs d’une prison d’état » - Mac hausse les épaules ; ce genre de discussion, ça flingue à bout portant un moral qui ne tient qu’à un seul fil, mince, très très mince. Il est plus facile pour quelqu’un de porter des œillères, pourquoi s’intéresser aux problèmes de son prochain ? Les siens ne sont-ils pas primordiaux ?
Il se souvient encore du jour où Blanche lui a proposé de lui filer des pécunes, pour l’aider. S’il déteste viscéralement un mot, gorgé de fierté, c’est bien celui-là, les différentes teintes dont il semble garant lui bousillent littéralement toute patience (et en ce domaine, autant avouer qu’elle reste plutôt corrélative).
« Si ça peut te remonter le moral, je n’aime pas spécialement ce que les gens pensent de moi, non plus » - ça le fout constamment en rogne, que ses petits camarades n’admirent que la couche de peinture chatoyante, abrutis par l’idée qu’il renvoie, plutôt que curieux de vouloir connaître Macgregor Day, sans son blouson aux couleurs de leur lycée, sans son numéro 42 de merde et son sourire colgate de façade.
Dieu seul sait que les fondations sont profondément pourries. «Hier, un gars a débarqué de nulle part pour me proposer une virée dans le nord de l’état, dans une résidence secondaire ; ce mec ne sait surement pas que j’ai à peine assez de fric pour me payer le plein de la putain de Bruick » - Camila, tu raconteras ça à personne ?
« Allez, on y retourne ; j’suis pas dans les petits papiers d’Bao, moi » (…) Troisième bouteille de Powerade entamée, le grand brun entame une fusion avec le comptoir (et les innombrables miettes de gâteaux de la chance).«Hey, Reyes, devine quoi ? »  - il agite un message trouvé dans l'un de ces gâteaux à la noix. « Souriez à la vie, elle vous sourira en retour » il rit, il rit parce qu'ils ont le droit à leur première inside joke.
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MessageSujet: Re: rise [r]   Jeu 5 Juil - 4:44

Tu lèves les yeux au ciel pendant que Mac t’explique que non, ce genre de choses ne lui arrive jamais parce que contrairement à toi, c’est un mec. Que ce soit d’avoir la boule au ventre quand tu prends l’autobus après le crépuscule, souvent à cause du travail, ou te faire dire « c’est pas pareil, toi t’es une fille », tu as compris depuis longtemps que tu vivrais avec beaucoup plus de problèmes que les garçons et ça t’énerve. Ça t’énerve, mais il y a aussi longtemps que tu as appris à accepter, tellement que ce genre de situations deviennent normales pour toi. Tu es réaliste et tu sais très bien que le monde ne changera pas de sitôt. Pas le tien en tout cas. Par contre lorsqu’il te lance que ça se voit que tu es pauvre, tu fronces les sourcils. Tu fais tellement d’efforts dans ton apparence pour avoir l’air de venir d’un milieu aisé, comme tes amies, que la remarque te vexe un peu. Assez pour que tu ne fasses presque pas attention au reste de son discours, parce que ça, c’est loin d’être une surprise. Les préjugés sur les latinos, tu les connais par cœur. Criminels, violeurs, vendeurs de drogues, sans travail ou encore volent le travail des autres…
« Ça se voit tant que ça que je manque d’argent ? » C’est quand même tout ce que tu retiens de son speech. Manquer d’argent, tu préfères ce terme à pauvre. Ça semble temporaire, comme si tout allait s’arranger. Pauvre, ça sonne définitif, irréversible. Tu es un peu gênée de demander et ça se voit. Tu aimerais bien qu’il te rassure en te disant que non, qu’il dit ça parce qu’il te connait ou encore parce que ce sont les stéréotypes qui entrent en jeu. D’un autre, tu apprécies sa franchise et tu sais qu’au fond, il a raison sur toute la ligne. Il t’avoue ensuite qu’il n’aime pas ce que les gens pensent de lui non plus, autre surprise pour toi. Tu ne vois pas trop ce qu’il pourrait demander de plus, il fait partie d’une bande populaire et soudé, il est bon au foot , et la plupart des filles du lycée tuerait pour être à ta place en ce moment. En même temps, tu te rappelles que tu n’as commencé qu’à le trouver réellement intéressant après avoir commencé à travailler avec lui, puis il s’est révélé ne pas être du tout comme tu le pensais, soit un type avec peu de cervelle. Tu comprends aussi au reste de ses paroles que ça doit être lourd à la longue. Rictus aux lèvres parce que oui, tu comprends un peu trop bien.
« J’suis sûre que ça aurait été nulle de toute façon. » Tentative pourrie pour ne pas le faire se sentir trop mal. « Puis t’es pas le seul, si tu savais le nombre de sorties que j’ai dû décliné parce que j’avais pas l’argent, que je devais garder ou que j’étais ici... » Tu ris amèrement, observant d’un air mauvais la bâtisse. La jalousie ronge tes entrailles quand tu te mets à penser aux autres, ceux qui n’ont à se soucier de rien, ou du moins pas de l’argent, et tu trouves la situation tellement, mais tellement injuste. Même si ça te mets toujours mal de parler de tes soucis financiers, s’il y a bien une personne avec qui tu apprécies un minimum le faire, c’est lui. Tu te sens toujours un peu moins seule après, et tu sais qu’il peut comprendre, comme toi tu le comprends. « Mais c’est bon, faut pas s’inquiéter. On va te donner une bourse et tu vas pouvoir étudier ce que tu veux, te tirer loin. » Une autre tentative de le rassurer, et cette fois, tu y crois vraiment. Pour un sportif comme lui, ça se fera en un claquement de doigt. Pour toi en revanche… « Et j’vais épouser un type riche. Problème résolu. » Sourire en coin, tu prends ta dernière bouffée de cigarette avant de l’écraser et le suivre en cuisine, clairement pas prête à reprendre le service tellement tu es fatiguée et le thermomètre des lieux élevé. Pourtant, tu te retournes alors qu’il t’interpelle, et lorsqu'il te lit le message tu te mets à rire, de ton rire fort et franc qui résonne et tu te dis que oui, la présence de Mac rend définitivement les choses meilleures.
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