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 ― know this ain't the clean version (iggs)

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MessageSujet: ― know this ain't the clean version (iggs)   Mer 21 Fév - 16:40

what you gon do with all that beast.

La soirée, elle s'annonce bien, sans accroches. Il y a ce son assourdissant, ce son réconfortant qui empli sa maison, pour une énième fois déserte de toute autorité parentale. Il n'y avait pas beaucoup de mots qui pourraient décrire avec exactitude le type de wasp dont sa mère faisait partie. Oui, elle s'inquiétait somewhat pour son fils, faisait-il ses devoirs, allait-il devenir le futur président des États-Unis (both, unlikely). Elle était l'homme et la femme en même temps, elle était celle qui voyageait partout pour les affaires, l'homme libertin et la redoutable femme d'affaire. Parce que le business de l'alcool, il ne dort jamais, il vomi le trop, donne la gueule de bois, mais on continue. Vendredi soir, occasion parfaite pour ouvrir sa beach house pour la soirée. Des bouteilles de Ketel One éparpillées un peu partout dans la résidence, les invités qui arriveront sous peu. L'héritier dégaine son portable, envoie un message à Iggy. Elle lui tirait la gueule depuis la veille, il savait pas pourquoi, mais il avait perdu l'habitude de demander. Pas qu'il voulait pas savoir, mais bien parce qu'il commençait à repérer les signes, quand c'est dangereux de s'approcher - sa caisse s'en rappelle encore, et encore, et encore, à la manière qu'a Harry Potter de recopier; I must not tell lies, dans le bureau du professeur Ombrage. Indélébile, cicatrisé dans la putain de porte niveau conducteur. Elle arriverait dès que son quart de travail à la glacerie serait terminé. Il range son téléphone, non pas sans émettre un petit sourire en coin - elle avait toujours eu le don, d'le faire sourire. Les premiers invités arrivent, dj turn the music up, cette soirée allait être inoubliable. On lui demande de la poudre blanche, il n'est que son travail d'en fournir - et de se faire plaisir au passage. Inspiration exaltante, libération des symptômes précurseurs au manque. Il renifle un bon coup, file le sachet blanc à l'inconnu à sa droite et se ressert un verre. Adonis lui prend l'bras rapidement et l'invite à prendre un body shot sur le corps de.. Daisy ? Il sait plus, mais il enlève le sel sur le corps étendu à l'aide de sa langue, boit l'alcool à partir du nombrils de la jeune femme et termine sa course en enlevant de ses lèvres pulpeuses le citron restant. Il entend des éclats, des rires, des cris d'encouragements, y a déjà la prochaine meuf qui s'prête au jeu, avec Pluton. Liam, il s'amuse, il ri, puis il voit au loin, Iggy. Putain qu'elle est belle, qu'il pense, alors qu'il peut déjà apercevoir les cellules orageuses se former dans ses yeux. « Push ! » qu'il crie assez fort pour qu'elle puisse l'entendre, sans succès et non sans avoir eu le droit à un majeur bien levé au passage, mais y a ce beerbong qu'on lui fiche dans les mains sans grande cérémonie, lui indiquant qu'il devait tout boire, sans menace aucune, juste pour prouver qu'il pouvait le faire mieux que les autres, alors il oublie, Liam. Il oublie qu'il a merdé un peu. Jusqu'à ce qu'il voit ce type, un con, il sait pas qui c'est, mais il s'en tape. Parce que le nez de ce dernier est enfoui dans la nuque de sa petite amie. Parce qu'il entend son rire de gamine de cinq ans - aussi énervant que foutrement adorable - et qu'il est pas celui avec lequel elle s'éclate. « Hey what's up buddy. » Sans pudeur, et surtout pas d'humeur à se faire chier, Liam toise l'invité de haut. Des vêtements d'occasions, une coupe de cheveux qui rendrait jaloux Lloyd Christmas, Liam ne pu supprimer son sourire suffisant à temps, non, il en avait rien à foutre qu'il vienne de l'école publique, mais il ne pouvait pas draguer sa copine, dans sa propre maison. fuck no. « J'vois que tu t'amuses - » Le regard brumeux plongé dans celui de sa petite amie, il se retourne vers l'insecte à leurs côtés « - et tu peux dégager, nerd. Elle a plus besoin de toi. » Pas qu'elle ait besoin de lui non plus, mais pas touche. pas. touche.


Dernière édition par Liam Knox-Perry le Ven 23 Fév - 0:57, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: ― know this ain't the clean version (iggs)   Jeu 22 Fév - 16:12

Le point d'interrogation dans le texto de Liam la ferait presque ricaner. Il est purement rhétorique, pas vrai, y a aucune foutue question qui se pose. Bien sûr qu'elle sera là, bien sûr qu'elle va dire oui, qu'elle va rappliquer à sa soirée, bien sûr qu'elle préférera toujours Liam et une bouteille de vodka à approximativement n'importe quel autre plan sur la surface de la planète - and how fucking tragic is that. Evidemment qu'elle préférera surtout Liam et une bouteille de vodka à l'alternative, le spectacle pathétique d'un vendredi soir à Casa Pushkin. Il le sait. Et il sait qu'elle sait qu'il sait. Iggy tique, serre les dents, range son smartphone dans la poche arrière de son jean et s'affaire à nettoyer la vitre du comptoir à glace à grands coups brutaux de chiffon humide. Depuis que son manager s'est aperçu du potentiel romantique de l'établissement - hello, échoppe face à la plage, coucher de soleil sur le Pacifique qui baigne la terrasse d'un dégradé de rose - et a établi une offre spéciale rencard, les vendredis soirs sont invariablement bondés mais calmes. Les tabourets sont jonchés de ringards roucoulants, les yeux dans les yeux, deux cuillères dans la coupe fruits des bois sur laquelle ils passent mystérieusement cinquante minutes car personne ne leur a jamais appris le principe physique de base indiquant que la glace, ça fond motherfuckers. Dans cette marée sentimentale, deux rescapés. Iggy, tablier rose bonbon et froncement de sourcils en guise d'uniforme, et ce type dans le fond, assis face à un siège vide. Ça empeste le lapin posé. Elle détecte la déception à un kilomètre désormais. Depuis qu'elle est Cupidon un soir par semaine, c'est son super-pouvoir. Normalement, à ces losers qu'elle ramasse à la pelle, elle leur accorde le traitement Iggy standard : zéro empathie et le minimum syndical linguistique. Sauf qu'il est philosophe dans sa déconvenue, lui. Nouveau en ville. Résigné. Nonchalant, apparemment pas dérangé outre mesure par l'humiliation publique qu'il vient de se manger dans les gencives. Iggy ne sait pas trop comment elle finit par lui demander s'il a des plans ce soir - ce qui, en rétrospective, n'était pas une question franchement intelligente, he got stood up, remember? Ça lui ressemble pas d'inviter un inconnu mais avant qu'elle ne parvienne à rectifier le tir, elle lui a écrit l'adresse sur un bâtonnet en bois et lui fait la promesse de le retrouver là-bas après la fermeture. Deux heures plus tard, en traversant Southside sur son vélo en direction des basses qui pulsent, Iggy essaie de se souvenir de si, oui ou merde, elle a mentionné que c'est son copain qui reçoit. Oh well, détail, pas vrai ? Et le détail se fait petit, minuscule, insignifiant, absolument négligeable à la seconde où le regard d'Iggy se pose sur ledit copain,  le nez littéralement enfoui dans la peau d'une brune dont le rire grave et posé parvient à la faire paraître sophistiquée, même allongée à moitié nue sur une surface plane. Iggy détourne le regard, elle a l'habitude, ça ne lui fait rien, elle s'en fout complètement et toutes ces merdes d'autosuggestion qui vont bien finir par fonctionner un jour, statistiquement parlant. Le maître de maison la remarque (qui l'eut crû ?), crie après elle dans l'endroit bondé mais hors de question qu'elle se rapproche alors qu'il y a probablement une autre meuf parfaite et parfaitement manucurée qui s'est mystérieusement renversé de la picole dans le nombril et Iggy ne veut pas être dans les parages lorsque, grand seigneur, William III se portera à leur secours. S'il y a un domaine dans lequel Liam ne l'a jamais déçue, c'est bien sa capacité à fournir le combustible. Y a qu'à se baisser pour ramasser une bouteille de Ketel One, et avant d'avoir repéré Stood Up Guy dans la foule (apparemment, il répond uniquement au nom de Pablo - "comme l'album de Kanye ?"), Iggy est déjà allée saluer le goulot. A maintes reprises. La vodka arrondit les angles, la musique est bonne, Pablo est drôle, ça lui suffit, elle a besoin de rien de plus, tant pis si elle fait tache dans son jean et ses Adidas alors qu'elles sont toutes montées sur des paires de pompes qui doivent coûter aussi cher que son putain de vélo appuyé contre la terrasse. Elle a à peine le temps d'enregistrer la présence de la silhouette familière à leurs côtés que Pablo bredouille des excuses, s'éloignant à reculons. "Non, attends, je -" la main d'Iggy se referme sur la manche du t-shirt de Pablo dans une tentative franchement désespérée de le maintenir en place mais il lui a déjà glissé entre les doigts, disparaît dans la foule et elle ignore s'il est parti se chercher un verre ou s'il est parti - full stop. Ses yeux plissés se dardent sur Liam. Il peut jouer de sa hauteur avec qui il veut, elle, ça l'a jamais impressionnée. "Je l'ai invité. Ça t'pose pas de problème, si ? Ou je suis la seule qui a pas le droit de s'amuser, ce soir ?" Ouais, il a vu juste, elle s'amusait bien avec Pablo. Miraculeusement, c'est presque s'il lui aurait fait oublier qu'elle n'a, à l'évidence, rien à faire ici, qu'elle colle pas dans le tableau (sore thumb, much?), qu'elle est juste ici, bouche grande ouverte, pour espérer se désaltérer aux quelques gouttes d'attention que Liam daignera lancer dans sa direction. Fuck no, elle vaut mieux que ça. "Eclate-toi de ton côté, Dick. Go nuts. Tu sais où me trouver quand tes bromigos se seront barrés." Comme pour illustrer son immuabilité, elle se hisse sur l'appui de fenêtre derrière elle avec sa fidèle bouteille de vodka, dont elle s'octroie une gorgée sans quitter Liam des yeux. Même elle, elle est pas foutue de savoir si elle est sarcastique ou sincère, si elle est passive-agressive ou juste agressive parce que ça, elle l'est toujours, damn, elle est Iggy Fuckin' Pushkin, elle est jamais tendre. Puis au moins, si elle bouge pas, si elle reste dans son coin auto-assigné, elle est certaine que Pablo sache où la trouver s'il décide de revenir.
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MessageSujet: Re: ― know this ain't the clean version (iggs)   Lun 26 Fév - 17:12

"Tu peux t'amuser avec moi aussi, pas obligée de me faire tout le temps la gueule." L'agacement est tangible dans sa voix, il y a une moue boudeuse qui flotte sur ses lèvres, comme s'il était la victime dans cette histoire, le regard empreint de déception. Iggy avait cette faculté de le mettre hors de lui avant même que la soirée soit à son comble, elle avait cette qualité (ce défaut ?) de le foutre dans tous ses états. Et ça avait toujours été le cas; la première fois que l'adolescent a posé ses yeux sur la blonde orageuse, il a su. Lorsqu'il l'a embrassé pour la première fois et qu'il s'est mangé une claque, il savait. Lorsqu'il l'a pense endormie, allongée contre son torse et qu'il prend conscience d'à quel point il est attaché à elle, de cette peur viscérale qu'elle le laisse seul, dans son monde à lui, il se surprend à rêver. d'un monde entre les deux, d'un terrain d'entente; où les Pushkin et les Knox-Perry ne sont pas totalement des enfoirés de première ligne, où il a un putain de chien, une petite maison avec la clôture blanche parfaite. Le vrai putain d'rêve américain. Sauf que c'est pas eux, ça le sera jamais. Ils sont le feu et la glace, toujours prêts à s'affronter, à travers ces moments ils ne sont jamais seuls, tourmentés par leur propre enfer personnel. He knew she'd fuck him up in the best and the worst ways possible. Il l'a toujours su et c'est aussi pour cela qu'il l'aime, too fucking much. Oh et en plus, elle l'a invité, ce mec. Liam est parfaitement au courant qu'il sonne comme la pire des hypocrites, il ne peut pourtant pas s'en empêcher. De toutes les gonzesses auxquelles il accorde un minimum d'attention, aucune ne l'intrigue réellement, elles ne sont que des distractions temporaires pour un mal constant. Distractions, très appétissantes, il pouvait en concéder. Liam aimerait parfois s'enfuir. Loin des standards des Knox, loin des critiques des Perry, avec son 4x4, passer prendre Iggy et ne jamais revenir. Parce que parfois cette douleur, cette solitude qui l'envahi est plus forte que les drogues, plus forte que toutes les sensations qu'il pourrait ressentir. Sauf qu'il le fait pas, Liam. Il veut pas déranger, même Iggy, elle se moquerait. Prince William, t'as tout ce dont t'as toujours eu besoin, t'as un toit, t'as une mère, t'as un père et peut-être même des frangins. tu vas à l'école, t'as un putain de futur brillant, des copains et une petite amie, tu veux quoi, putain ? tu fais quoi quand t'as tout ce que t'as toujours voulu, mais que c'est pas suffisant ? il y a toujours ce truc qui cloche, et lui, le garçon d'adage, stupidement il pense; l'argent ne fait pas le bonheur - puis il ri. parce qu'il s'agit d'exactement tout ce dont son putain de monde à lui est constitué. Son expression embêtée se change, plus moqueuse, brillante de malice, il rit, Liam. Parce qu'elle est adorable, quand elle est fâchée comme ça, parce qu'il arrive pas à handle sa cuteness et qu'il a envie de l'embrasser plus que jamais.  "Dick, nuts, y a ta libido qui parle pour toi ?" Provocation, paroles qu'il regrettera probablement plus tard, quand tout le monde sera parti. Iggy, elle boit sa vodka comme si c'était de l'eau, c'est un talent rare, un talent qu'ils partagent. Pouvoir boire des rasades du liquide de courage sans faire de grimace, aucune. Il est fier, Liam. Fier d'appeler Iggy sa petite amie, parce que fuck; no one tells her what to do, fier parce qu'elle tient son alcool comme personne - jusqu'à ce que ce soit trop tard, et un peu inquiet. Parce qu'il sait et parce qu'elle sait qu'il sait. Il tire sur la bouteille de vodka, située dans les mains de la blonde, et quand il voit que ses petites mains de vélociraptor ne lâcheraient jamais leur proie, son air change encore, s'adoucissant. Ses putains de yeux de chat botté en action. Son corps, à proximité de celui de sa petite amie, Liam se rapproche un peu plus, ne quittant plus Iggy des yeux. "Je déconne, c'est avec toi que j'veux passer ma soirée. Personne d'autre, on s'en fout de what'shisface." Si proche de la blonde, il ne se contrôle en rien. L'héritier dépose ses lippes sur celles de Iggs, l'entraîne dans un baiser passionné, sa main gauche effleurant la douce joue de cette dernière. Offrande de paix, espérant pouvoir retourner à cette fête, Iggy à ses côtés, mais également manœuvre dangereuse, puisqu'il avait subtilisé la bouteille de vodka des mains de sa petie amie, afin de boire au goulot, à son tour. "Tu viens ?"
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MessageSujet: Re: ― know this ain't the clean version (iggs)   Lun 26 Fév - 19:09

Pas obligée de me faire tout le temps la gueule. Le sourcil d'Iggy grimpe si haut qu'il risque de crever le plafond. Are you freaking shitting me? Elle a rarement eu autant envie de l'étrangler, ce qui, en connaissant leur track record allègrement maculé d'animosité, en dit long. C'est encore ça le pire, elle devrait être cent fois plus énervée. Iggy met le pied dans cette fête et découvre prince charmant littéralement langue dans le décolleté d'une fille. Prince charmant qu'elle se faisait un bonheur d'ignorer, cold shoulder intégrale ces deux derniers jours après qu'il lui ait envoyé un texto qui ne lui était à l'évidence pas destiné. Le message en question - "can't wait to see it!" - pouvait tout aussi bien être incriminant qu'absolument anodin. Iggy est tout l'opposé de créative - elle n'a pas recours à l'imagination, elle déteste la fiction, elle ne se fait jamais de films. C'est le fait qu'il ne s'en rende même pas compte qui lui avait fait l'effet d'une gifle. Erreur glissée entre deux autres textos, jamais relevée, indiquant sans équivoque qu'il discutait avec quelqu'un d'autre tandis qu'elle lui racontait ses déboires de la journée à la glacerie. Qu'alors qu'il était l'apothéose de sa journée pourrie, elle n'était qu'un passage obligé dans celle de Liam. Et enfin lui, alors qu'elle a mis sa fierté en sourdine, qui ose jalouser Pablo alors qu'il fait des body shots devant le nez d'Iggy. Elle devrait lui sauter à la gorge ou, mieux, ne s'être jamais pointée. Elle devrait avoir laissé le texto de Liam lui demandant de passer à sa soirée végéter sur son portable sans lui accorder une seconde d'attention. Put her money where her mouth is. Prêcher l'indépendance, le girl power, l'importance du respect et, pour une foutue fois dans son existence, se l'accorder à elle-même. Ce n'est pas la première fois qu'elle se fait la réflexion, c'est pas comme si Shuri et Vi ne la lui susurraient pas quotidiennement, justicières réprobatrices en jean H&M. Elles sont si faciles, les résolutions. Elles sentent bon la lavande et la dignité - mais il a ce visage, Liam, il a cette voix, il a ces lèvres qui se retroussent dans ce putain de sourire railleur pour lequel elle le suivrait au bout du monde - dès qu'elle aura fini de griffer sa caisse. Elle voudrait quitter son trône improvisé au sommet duquel elle sirote sa vodka, impériale, et claquer la porte derrière elle. Ou plutôt, elle voudrait le vouloir. Sauf qu'il rit, ce con, de sa mélodie graveleuse à trois temps, et elle sait même plus qui est Pablo. Iggy lève les yeux au ciel devant sa blague de très mauvais goût et, franchement, il tend le bâton pour se faire battre. "Si tu sous-entends que ta copine est frustrée sexuellement, t'es en train de te chambrer toi-même." Aussi facilement que ça, elle est adoucie. Même s'il y a toujours quelque chose de tranchant dans le coin du regard d'Iggy, de froid dans l'angle de sa mâchoire, malgré ce goût vaguement métallique contre son palais, il a suffi à Liam de rire pour apaiser les plaies. Elle le voit venir de loin, elle sent l'entourloupe à la seconde où il lui sort son expression de chien battu - il s'imagine tellement subtil ce crétin - mais elle se fait quand même avoir. Par choix. Avec délice. Parce qu'il n'y a que quand ils sont l'un contre l'autre qu'ils sont d'accord. Il se rapproche et, sans concerter sa boîte crânienne, les jambes d'Iggy s'écartent sur son piédestal pour lui faire de la place, pour l'attirer plus près d'elle. Il lui subtilise sa bouteille et elle se laisse faire. Elle ne bronche pas, même si elle ne peut s'empêcher de voir le geste comme condescendant. Au moins elle, elle sait ce qu'elle fait. Elle sait se contrôler si elle le souhaite. Il est loin de pouvoir en dire autant, mais il y a trop de choses dont ils ne parlent pas et les party favors, leurs vices respectifs, en font partie. Il s'écarte à nouveau, l'invite à le rejoindre - elle ignore où, elle ignore pourquoi - et Iggy pousse un soupir, quelque part entre lassitude et pourquoi-t'as-arrêté-ce-baiser. Comme à contrecoeur, elle se déroule paresseusement, bondit comme un chat hors de son appui de fenêtre et fait mine de suivre Liam au centre de la pièce avant de s'arrêter net. Une moue faussement pénitente sur le visage, Iggy soulève son t-shirt, offrant une vue plongeante sur son ventre bronzé et le bas de son soutien-gorge à tous les convives dans son périmètre direct. Elle baisse les yeux sur son estomac. "Shoot. J'pense pas que mon nombril soit suffisamment profond." Nonchalamment, elle laisse retomber le coton devant son ventre et lance à Liam un regard ingénu plein de fausse bonne volonté, se mordant la lèvre inférieure.
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MessageSujet: Re: ― know this ain't the clean version (iggs)   Jeu 1 Mar - 4:48

Frustrée sexuellement, c'est à son tour, d'arquer un sourcil, peu convaincu par les paroles de son incandescente petite amie, subjugué à la fois par sa répartie et par l'improbabilité de la situation, pour une personne qui n'aime pas la fantaisie, elle n'en est tout du moins pas loin. Il a ce regard qui en dit long, son petit sourire toujours marqué, du bout des lèvres. parce que peu importe ce qu'elle peut en dire, Liam, il l'a connait. ses doigts ont de maintes fois parcourues cette épiderme d'ivoire, cette peau qu'il semble reconnaître par coeur, ce parfum qui lui semble si familier. Il a presque envie d'en rire, parce qu'il a encore les cicatrices contre ses omoplates, il sait comment faire frissonner Iggy, lui faire oublier son prénom, l'espace de quelques instants. Aucune prétention, la stricte vérité, tout comme il sait que l'inverse est aussi vrai, sinon plus - malgré ses pulsions volages, malgré ses écartements, y avait qu'avec elle, qu'il se sentait réellement complet; de quoi rechigner à la laisser partir au petit matin, aux lueurs du soleil, loin de lui - ce terrain où ils sont moins doués, les paroles, les coeurs à fleurs de peau, alors on l'évite par tout les moyens. "Shut up, on sait tous les deux que c'est pas le cas." Le Knox-Perry, il est amusé. La vie aux côtés d'Iggy Pushkin n'était jamais ennuyante, et il ignorait comment ils en étaient arrivés à ce point; in his own fucked up way, Liam ne s'imaginait pas sans la tornade blonde. Elle représentait cette constante dont il avait cruellement besoin pour survivre, elle avait le feu, là où il maîtrisait la glace, il en voulait toujours plus, il n'en méritait pas tant et elle lui manquait, toujours. Foutu prince, foutu con, asshole who can't keep it in his pants. L'héritier voulait tout, tout de suite, maintenant, inhibé par les sensations fiévreuses commises par l'usure des drogues sur son corps, coupable. he can't say no, son putain de problème depuis la naissance. Intoxiqué par l'embrasse de la jeune femme, pris au piège - accro, comme bien souvent à tout ce qui lui faisait du bien, rajoutait un baume anesthésiant sur cette rage de vivre qui lui faisait mal à outrance, sans pouvoir mettre le doigt sur la plaie. Au milieu de cette fête qu'il avait organisé, il était complètement perdu, sauf qu'il gardait l'assurance de celui qui aura menti trop longtemps. Enivrer ses sens, encore plus, tout oublier pour recommencer demain. Si on voit pas, on sait pas, qu'il continue de se dire, osant se bercer dans la douce illusion qu'elle ne savait pas, Iggy. mais comme sur beaucoup de sujets, elle sait qu'il sait qu'elle sait, qu'il s'imagine. S'il n'écoutait que lui, que ses lèvres, son bas-ventre, sans accorder aucune attention, aucune à son cerveau, au fait qu'il avait des invités - et plus véritablement à sa dépendance, il se serait éclipsé. Loin des convives, loin des politesses et de ses idées plus gentleman. sauf que la musique n'est pas la plus dégueulasse, les jeux d'alcools battent leurs pleins et y a Marcus là-bas, qui brise un verre sur trois. Liam ne pouvait décemment pas tout laisser et se barrer. Sa plus fidèle amie Ketel One à la main. Le spectacle qu'elle lui offre - à lui et à une vingtaine de ses plus insignifiantes et darlings connaissances - le laisse troublé. L'espoir fait vivre, pendant une micro-seconde, l'imaginaire très actif du prince William. Sauf qu'il l'a connait, et s'il s'est fait duper, le blond n'est absolument pas du genre à rester sur la touche. Cet air angélique qu'elle abordait, the devil himself couldn't find a better disguise, devant ce qu'il devinait être, l'ultime moquerie sur ce style de vie - dont il n'ignorait pas - qu'Iggy abhorrait. "C'est pas ce que tu disais la dernière fois." qu'il fanfaronne, un peu trop fier de lui, un peu trop satisfait de voir le cercle de gens à proximité soudainement s'intéresser à la joute verbale, fermée par ce petit white lie. Liam, il étanche une nouvelle fois sa soif en portant le goulot à ses lèvres, laissant le liquide transparent lui brûler la gorge, sans grimace, aucune. Plus maintenant. La foule s'agite, puis il y a ce petit con, qui commence la mascarade alcoolisée; "PROVE IT, PROVE IT, PROOOOVE IT!" Ils s'époumonent, ces cons. sourire toujours flottant sur les lèvres, pensant finalement avoir son mot à dire ou peut-être même une victoire grâce à l'aide de son publique en "délire", Liam retourne auprès de la blonde incendiaire et l'attire à lui "Can't wait to see it." qu'il lui murmure à l'oreille, déposant un baiser contre sa tempe. Somewhat triomphant, sourire de con affiché contre les lippes, fanfaron, mais bien plus intrigué de voir la tournure des événements. Non pas qu'il n'avait jamais vu ce qui ce cachait sous ce coton, mais Iggy, faire un body shot, jamais de la vie. tout du moins, pas dans celle-ci. Et il fallait l'avouer que cette vision, de par son esprit brumé par le vice, était tout sauf déplaisante pour l'héritier.
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MessageSujet: Re: ― know this ain't the clean version (iggs)   Sam 3 Mar - 16:25

Du grand Iggy, backing herself into a corner. Classique. Elle ne peut s'en vouloir qu'à elle-même ; à trop vouloir fanfaronner, à espérer jouer avec les nerfs de Liam, elle se retrouve acculée. Evidemment qu'elle aurait dû s'y attendre, ses lieutenants déjà au garde-à-vous, prêts à scander n'importe quoi en honneur de leur hôte du jour. Armée de fidèles aux yeux vitreux, adressant leurs prières au grand dieu de l'entertainment. Encore une piqûre de rappel cuisante, l'indication constante qu'elle n'est pas à sa place ici, qu'elle est un accessoire ou une attraction. Qu'elle a beau tout faire pour se fondre dans le tableau des couleurs vibrantes - fake it till you make it, right? - ses efforts sont définitivement amenés à rester vains. Elle sera toujours pastel, Iggy. Passée. Désaturée par une couche de poussière, par une exposition trop violente aux éléments tandis qu'eux tous, toy soldiers coulés dans des métaux précieux, ils scintillent. Elle a pas besoin de poudre blanche, de musique racée, de beach house prétentieuse pour vaincre son spleen. Iggy, elle serait tout autant guérie - voire plus, terriblement plus - assise sur le toit avec Liam, une bouteille entre eux, à écouter les vagues et les non-dits, ou en tailleur sur le siège passager de son tank, PCH cruising toutes fenêtres ouvertes. Elle aurait sa place partout sauf ici, cheveu sur la soupe insistant pour jouer à leurs jeux à eux avec ses règles à elle. Liam a beau tout faire pour essayer de la convaincre du contraire, ça prendra jamais, Iggy est persuadée qu'elle n'est rien de plus qu'un mètre étalon. Une unité de base pour leur rappeler à tous à quel point ils sont supérieurs. Y compris Liam. Surtout Liam. Et pourtant, somehow, elle est là, Iggy, elle est toujours là, car tout est préférable à ne pas le voir. Elle rapplique sans une seconde d'hésitation parce qu'il lui manque, la distance est écoeurante. Iggy, elle n'est pas certaine qui de l'alcool ou de son boyfriend lui fait oublier avec une telle facilité le gouffre qui l'attend chez elle - l'absence de tout, de confort, de réconfort, d'un frère sur la route, d'un père inconnu, de la joie de vivre de sa mère éteinte. C'est l'un ou l'autre, mais elle n'a jamais voulu se sevrer d'une de ses deux béquilles afin de savoir laquelle la soutient le plus. Iggy, elle a beau être tête brûlée, ce que son conseiller d'orientation a un jour intitulé en soupirant "adventurous to the point of recklessness", elle a un code de dignité très précis. Elle a une fierté gigantesque, à l'étroit même dans la spacieuse villa de bord de mer. Si elle déteste l'idée de refuser un défi, de se dégonfler, il y a bien une ligne qu'Iggy refuse de franchir et c'est celle-là. Rendre explicite son statut de prop. S'allonger et se faire contenant, devenir objet entre les mains du roi. Hors de question. Ces filles aux rires graves font ce qu'elles veulent, elle juge pas Iggy, elles ne sont pas régies par les mêmes lois. Déterminée, elle lance un coup d'oeil revolver au crétin qui a lancé la psalmodie alcoolisée, et se détache de Liam sans lui accorder un regard. Iggy ne prend pas le risque de croiser ses iris bleues, car celles-ci détiennent le pouvoir irritant de la convaincre de plus ou moins n'importe quoi. Teasing d'un évènement qui n'arrivera jamais, elle ôte son t-shirt d'un mouvement fluide et le laisse nonchalamment tomber sur le parquet. Des sifflements se font entendre au dessus de la musique et elle les ignore, bien que, sous la peau offerte, son sang bout. "Je vais me baigner. Il fait étouffant ici." Bouteille subtilisée des mains de Liam - fuck, bientôt la fin - elle boit une longue gorgée au goulot, ajoute de l'alcool sur les flammes qui dansent dans sa gorge, qui luisent derrière ses yeux. La lui rend sans un coup d'oeil dans sa direction et quitte la pièce à travers la baie vitrée donnant sur l'océan. Il fait trop froid pour nager, bien trop, mais ça ne l'a jamais arrêtée. Elle aime à croire qu'elle a le corps en acier, sang chaud remplacé par la vodka glacée. Ses baskets sont abandonnées sur la terrasse, son jean dans le sable, et plus le froid l'englobe, plus la fièvre monte. Sa colère, maintenue à distance de bras lorsqu'elle était au centre de l'attention, se réveille brutalement en contact avec les vagues. La rage lui enserre la gorge, nourrie de tous les cris qu'elle voudrait adresser à Liam s'ils n'étaient pas constamment en public ou sur la retenue, pudeur verbale à défaut d'être physique. Le moindre mot infusé à l'ivresse jusqu'à en perdre tout sens. Can't wait to see it? Non, y aura rien à voir - parce qu'elle ne sera jamais une d'elles, Iggy, gorge déployée et accent lumineux, faussement docile, parfaite et modérée. Les yeux rivés sur l'horizon, elle refuse de jeter un coup d'oeil en direction de la maison. Elle n'est pas une de ces filles que l'on poursuit lorsqu'elle s'enfuit en courant, non, Iggy, elle crache le feu, elle éloigne les loups, on lui laisse son espace. Et elle est morte de peur à l'idée de regarder derrière son épaule, et de se rendre compte qu'il n'y ait personne.
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